Rencontres cinématographiques de Béjaïa

«Des figues en avril» de Dendoune en ouverture

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Le long-métrage «Des figues en avril» de Nadir Dendoune, projeté samedi soir à l’ouverture des 16es rencontres cinématographiques de Béjaïa (RCB) a donné lieu à des hommages à répétition en faveur de la femme en général et de la mère en particulier, tant sa complainte a été prenante et bouleversante car abordant des douleurs et des déchirures vives mais en permanence vécues dans le silence.

En dressant le portrait de sa maman octogénaire, sa vie et son parcours, sans recourir au moindre artifice cinématographique pour la magnifier, Dendoune en a naturellement levé le voile, en livrant dans la pudeur mais avec beaucoup de malice, passion et détermination la force de ses congénères à transcender les difficultés, les mauvaises passes, voire les drames.

Ceci est surtout vrai pour les femmes rurales, durant la colonisation, qui, en plus des privations, de l’analphabétisme, du non-droit à la parole et de l’exil quasiment forcé car obligées de suivre leurs maris à l’étranger, ont dû endurer l’effort d’adaptation exigé par leur nouveau milieu d’accueil sans s’y être préparées, le moins du monde.

Apprendre la langue, s’orienter, faire les courses, accompagner les enfants à l’école, les habiller correctement, les éduquer, les pousser à réussir : des épreuves et des défis quotidiens qu’il a fallu relever et qui exigeaient plus qu’un investissement maternel, mais un sacrifice humain.

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LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances