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Algérie-Centrafrique

Une victoire sans la manière

Par:  lca

La sélection nationale de football a dominé son homologue centrafricaine, sur le score de 3 buts à 0, en match amical disputé ce mardi soir au stade du 5 -Juillet 1962 d’Alger.


 Après une campagne de qualification pour la Coupe du monde 2018 complètement ratée, durant laquelle l’Algérie a terminé dernière de son groupe, la bande à Madjer se devait de réagir afin de tourner définitivement cette page peu glorieuse de son histoire. Toutefois, il n’est pas chose aisée d’ouvrir un nouveau chapitre dans son parcours car les séquelles des derniers résultats sont toujours omniprésents et la copie rendue hier soir par les camarades de Mahrez en est la parfaite illustration. A cette occasion, et après plus de deux ans d’absence, l’équipe nationale de football a fait son retour au stade du 5 -Juillet 1962 (Alger). Cependant, les récentes contre-performances, conjuguées au mauvais temps qui sévit sur la capitale, ont découragé les supporters des Verts à se présenter en nombre pour encourager leur équipe nationale. En ce qui concerne le compte-rendu global de l’EN, il ne faut garder que la victoire car il faudra repasser pour voir la manière. Si le score de 3 buts à 0 est flatteur, la prestation sur le terrain laisse à désirer et pas qu’un peu. Une première mitemps médiocre Comme il était attendu, l’entraîneur national, Rabah Madjer, a procédé à de nombreux changements dans son onze de départ. Ainsi, le patron des Verts a pré- féré Salhi à Chaouchi dans les bois. En dé- fense, Madjer a reconduit la même charnière centrale, composée de Mandi et Cadamuro, qui a joué vendredi dernier face au Nigéria, alors que sur les ailes, il a donné la chance à Abdelaoui sur le côté gauche et Arous sur le flanc droit. Au milieu du terrain Djabou a pris la place de Bennacer aux côtés de Ferhat et Medjani, alors que le trio d’attaque Mahrez, Brahimi, Slimani a été également reconduit. Ce qui devait être une balade de santé pour le «Club Algérie » a failli tourner à la catastrophe durant la première partie de la rencontre. Face à une modeste formation centrafricaine classée 266e mondiale, 119e sur le continent africain, l’Algérie a joué l’une de ses plus mauvaises premières mi-temps. Trop approximatifs et manquant cruellement de grinta, les Fennecs ont été quasi-invisibles durant les 20 premières minutes. Profitant du manque de mobilité et d’agressivité des Algé- riens, les Fauves du Bas-Oubangui ne se sont pas fait prier pour développer leur jeu et se montrer dangereux les premiers, notamment à la 19e minute où Salhi a dû intervenir pour dégager le ballon en corner. Il aura fallu attendre la 34e minute pour assister à la première occasion franche de scorer, orchestrée par Brahimi. A la suite d’une belle incursion dans la surface de réparation adverse, le milieu de terrain du FC Porto sert sur un plateau Arous, le joueur du Paradou AC déclenche ainsi un tir mais sa frappe est trop molle pour inquiéter le gardien de la Centrafrique. Comme face aux Super Eagles, le dénouement est venu de Brahimi. Sur une énième attaque, le n°11 de l’Algérie a su mettre à contribution une superbe passe aveugle de Mahrez pour débloquer la situation et par la même occasion redonner des couleurs à un groupe qui en avait bien besoin. Un meilleur visage en seconde mi-temps En deuxième période, l’Algérie a failli doubler la mise dès le retour des vestiaires. Brahimi, encore lui, a trouvé la transversale à la 48e minute après un beau travail de Djabou sur le côté droit. Ensuite, le coach national a débuté sa série de changements en effectuant pas moins de six remplacements à commencer par celui du gardien Rahmani qui a remplacé Salhi (52’). En dépit des modifications apportées, la solution a été encore une fois dans les pieds de Brahimi. Très en vue dans cette joute amicale, l’homme du jour, côté Algérie, a profité de la naïveté de la défense de la Centrafrique pour aller tranquillement inscrire le second but de la soirée. En ce qui concerne le troisième et dernier but, il est l’œuvre de Slimani. Attendu au tournant, à cause de son manque de réussite, l’attaquant de Leicester City a fini par mettre fin à période de disette. Muet depuis la Coupe d’Afrique des nations 2017, et son doublé face au Séné- gal, l’ex-buteur du CR Belouizdad retrouve le chemin des filets 10 mois après. Si le score de 3 buts à 0 est flatteur en soi, la manière avec laquelle a joué l’équipe nationale ne reflète en aucun cas l’issue finale de cette rencontre. C’est dire que le trio Madjer, Ighil, Menad a du pain sur la planche pour corriger les nombreuses lacunes dans cette équipe.

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