Projet de loi sur la santé

Les sénateurs appellent à la préservation de la gratuité des soins

Par: 

Les membres du Conseil de la nation ont appelé, dans leurs interventions, sur le projet de loi sur la santé, soumis dimanche au débat, au renforcement de la ressource humaine et à la garantie des moyens nécessaires aux établissements hospitaliers pour la consécration réelle de la gratuité des soins.

A ce propos, le sénateur Abdelhak Kazitani (RND) a estimé «qu'en dépit des contenus à caractère social apportés par cette loi, dignes d'être valorisés, il est nécessaire d'accorder un intérêt particulier à la question de la formation, afin de pallier aux besoins sanitaires et réduire les écarts entre les régions», proposant«la réorganisation des structures sanitaires de lutte contre la toxicomanie, en les détachant des centres psychiatriques».

A son tour, le sénateur Nacer Ben Nabri (FLN), a déploré «le fait que ce texte ignore la catégorie des malades chroniques et des personnes âgées qui représentent 8% de la population et qui nécessitent une prise en charge et un accompagnement sanitaires à domicile».

Evoquant la prise en charge des personnes atteintes de cancer, M. Ben Nabri a appelé à l'association du secteur privé à la stratégie nationale tracée à cet égard.

De son côté, le sénateur Abdelkader Mazouz (FLN) a insisté sur «une consécration réelle» de la gratuité des soins dans les établissements hospitaliers publics et la prise en charge des non-assurés sociaux.Evoquant la prévalence des épidémies ces derniers temps, il a proposé «la participation des élus locaux aux conseils d'administration des établissements hospitaliers lors de la propagation de ces épidémies».

Dans son intervention, la sénatrice Zahra Kerrab (tiers présidentiel) a estimé que la consécration du principe de gratuité des soins était «essentiellement liée à la mobilisation de tous les moyens au niveau des établissements hospitaliers souffrant de la fuite des médecins à l'étranger», considérant que le maintien du service civil «consacre l'échec du système sanitaire».

De son côté, Nouara Djaâfar a relevé que «le législateur a omis la question de l'avortement dans les cas de viol, d'inceste mais aussi l'absence d'équipes spécialisées dans la prise en charge sanitaire et psychologique des femmes victimes de violence familiale».

Dans un communiqué distribué à la presse, en marge de cette séance, les membres du parti du Front des forces socialistes (FFS) ont appelé au retrait de ce projet de loi, car «s'opposant à la Constitution» et constitue «un renoncement implicite aux acquis sociaux dont la gratuité des soins».Le débat autour du projet de loi s’est poursuivi lundi, avant la réponse du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui aux préoccupations des membres du conseil.

Lu 204 fois
LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances