Ramadhan et malades chroniques

L’autorisation du médecin est nécessaire pour éviter les complications

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Le jeudi 17 mai marquait le 1er jour de Ramadhan de l’année 2018.

Les jeûneurs doivent s’adapter à un nouveau régime alimentaire, contraignant physiquement et mentalement, en s’abstenant de manger et de boire, du lever au coucher du soleil. C’est encore plus compliqué pour les malades chroniques qui doivent, impérativement, demander l’autorisation d’un médecin.

Sauter une prise de médicament ou exposer son corps à plus de 12 heures de jeune, n’est pas sans risques pour les malades chroniques, tels les hypertendus ou les diabétiques.Une personne hypertendue, par exemple, risque un accident cardiovasculaire (AVC), prévient le professeur Salmi, chef d’unité des urgences au CHU Mustapha-Bacha, à Alger.

«Un hypertendu qui jeûne est dans l’obligation de sauter une prise de médicament, ce qui déséquilibre son profil tensionnel. Et on sait très bien qu’un tel déséquilibre peut être à l’origine d’une situation dramatique, car le malade risque de faire un AVC ».Les diabétiques, aussi, encourent un danger.

Il y a beaucoup qui pensent que ceux qui ne prennent pas l’insuline peuvent jeuner sans aucun problème, « c’est une erreur, met en garde le professeur Salmi, car ces derniers sont sujets à des épisodes d’hypoglycémie. Donc, ils peuvent prendre un médicament hypoglycémie, pour diminuer l’hypoglycémie, lors du s’hour, et tomber 1 heure et 2 heures après dans l’hypoglycémie qui entraîne beaucoup de complications».

« La situation d’urgence thérapeutique menace également les hyperglycémies », ajoute le professeur Salmi, dans une déclaration à «la Chaîne III», de laRadio nationale. En définitif, le médecin est seul habilité à se prononcer sur la capacité ou non des malades chroniques à observer le jeune.

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Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances