Filière avicole

Organisation et formation pour moderniser le créneau

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Les participants à une journée d’étude sur la situation de la filière avicole, tenue samedi à Guelma, ont considéré que l’organisation et la formation représentent aujourd’hui «les grands défis à relever» pour le développement et la modernisation de cette filière à l’échelle nationale.

«L’organisation de toute la chaîne de production jusqu’au produit final est devenu plus qu’impérative actuellement», a affirmé le secrétaire général du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole (Cnifa), El-Hadi Tebhiret, soulignant que «les dysfonctionnements observés de l’offre et de la demande risquent de causer la cessation d’activités de nombreux professionnels».

Au cours de cette rencontre initiée à la maison de la culture de la ville de Guelma par le Cnifa, avec le concours de la direction des services agricoles et de la chambre de l’agriculture, le même intervenant a indiqué que la production nationale d’œufs, estimée annuellement à 8 millions d'unités, soit 2,5% de plus que les besoins nationaux, a fait baisser le prix de la plaque de 30 œufs à 200 DA alors que le coût de revient est de 240 DA. «Devant cette situation, la solution serait l’exportation ou la régulation de la production», a-t-il soutenu.

Il a, en outre, invité les responsables du secteur de l’enseignement supérieur à inclure dans leur offre de formation des spécialités en rapport avec cette filière qui emploie 500 000 travailleurs dont celle de spécialistes en froid pour la conservation sous froid du poulet.

  1. Tebhiret a relevé, à ce propos, que 82% des volailles sont abattues dans des structures dépourvues de systèmes de conservation sous froid, privant le consommateur algérien du poulet congelé.

«Les objectifs voulus par la filière consistent, en premier, à préserver le pouvoir d’achat du citoyen en lui offrant du poulet et des œufs à des prix raisonnables», a affirmé, de son côté, le président du Cnifa, El-Moumen Koli, lors de son intervention durant la rencontre tenue en présence des autorités de wilaya et des représentants d’opérateurs et cadres administratifs de 14 wilayas dans l’est du pays.

«L’éradication des activités informelles dans cette filière est également un impératif pour parvenir à sa modernisation, à l’autosuffisance et s’orienter vers l’exportation», a ajouté M.

Koli, saluant les mesures des autorités publiques pour soutenir la filière à travers, notamment, des mesures prises par les walis pour l’encouragement des investisseurs.

La rencontre a donné lieu à des conférences sur la situation de l’aviculture et la santé animale et les modalités de l’accompagnement bancaire des aviculteurs. Elle a permis aussi aux professionnels de la filière d’exprimer leurs préoccupations liées, entre autres, au défaut de régulation des prix dont ceux des poussins dont le coût est passé de 60 à 130 DA l’unité. 

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LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances