Lutte contre le commerce informel

1 000 marchés de proximité à réaliser

Par:  Par Zahir R

Avec l’approche du mois de Ramadhan, le spectre des marchés informels refait surface. Des centaines de ces marchés vont réapparaître comme à l’accoutumée dans l’ensemble du territoire national. Un phénomène à prendre au sérieux par les autorités et tous les acteurs économiques. En effet, ces derniers sont appelés à travailler la main dans la main pour éradiquer ces marchés et réaliser de nouveaux espaces commerciaux, répondant aux normes.

Pour lutter contre ce phénomène, l`Etat a engagé, rappelons-le, plusieurs actions, telles que le démantèlement des marchés informels, le renforcement des infrastructures commerciales, incluant les marchés de proximité ou les marchés couverts.

En dépit de tous ces efforts, le tiers de 1 541 communes n’a pas de marchés de proximité.Selon les estimations de l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca), l’Algérie a besoin entre800 à 1 000 marchés de proximité pour couvrir les nouvelles cités et répondre aux besoins des consommateurs.Le président de cette Organisation, en l’occurrence, El Hadj Tahar Boulanouar, propose au gouvernement d’associer les commerçants, notamment durant cette conjoncture économique difficile, dans la réalisation de ces marchés de proximité et de tenter d’intégrer les acteurs de l’informel dans ces commerces.

«Nous avons proposé au ministre du Commerce que nous avons rencontré récemment et également aux responsables locaux d’associer les commerçants pour la réalisation de nouveaux espaces commerciaux de proximité, tout en gardant leur gestion», a-t-il dit.D’ailleurs, ce responsable a annoncé la signature prochaine d’un protocole d’accord entre l’association des commerçants et le ministère de la Formation et de l'Enseignement professionnels pour le recrutement des jeunes activant dans le circuit informel par les commerçants affiliés à l’Anca.

Il est à rappeler que le nombre de marchés informels éradiqués jusqu’à fin novembre 2017 a atteint 1 050 sur les 1 453 recensés en 2012, selon les derniers chiffres de la direction de la régulation et de l’organisation des activités auprès du ministère du Commerce.Toutefois, «85 nouveaux marchés informels ont apparu, alors que 216 ont fait leur réapparition après leur éradication et que le nombre de marchés informels qui restent encore à éradiquer s’élève à 403».

S’agissant des mesures d’interdiction d’importation, M. Boulanouar a précisé que son association soutient la démarche du gouvernement qui vise à réduire la facture et également offrir une opportunité aux produits locaux pour occuper er reconquérir les parts du marché local.

Dans ce cadre, il a affirmé que pas moins de 16 importateurs se sont convertis dans la production dans les domaines de l’agriculture, l’industrie agroalimentaire, la fabrication de chausseurs et l’habillement.«Nous sommes en discussions avancées avec ces fabricants pour la signature d’une convention de partenariat dans les prochains jours pour la commercialisation de leurs produits par nos commerçants présents dans les quatre coins du pays», a-t-il souligné.

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