Développement local et relance économique

Plaidoyer pour la création d’un conseil local pour l’économie

Par:  Par Zahir R.

L’Algérie est entrée dans une phase de changement de système de gouvernance dans tous les domaines (Politique, économique, social etc.). Cette évolution est censée apporter un mode d’organisation et de gestion des affaires publiques, basé sur une vision moderniste et ambitieuse. 

Pour ce faire, il faut mettre en valeur et utiliser efficacement tous les atouts et potentialités qu’offre ce grand pays. Une relance économique performante et bien réfléchie doit être placée au cœur de cette mutation. Un renouveau économique permettant à l’entreprise de devenir le principal acteur et créateur de richesse et aux régions d’être la source de celle-ci (richesse), dira dans ce cadre, Hadef Abderrahmane, expert en économie, dans une nouvelle contribution publiée sur son compte officiel. 

Ainsi, une stratégie de développement des régions doit faire l’objet d’une réflexion et de débat pour aboutir à un nouveau modèle de développement local durable et équitable. «Un modèle qui jouera le rôle de moteur de la relance économique. Un développement qui permettra une émancipation sociale et économique des régions. Mais au-delà de la stratégie et de la vision, le maillon le plus important à mon sens reste la mise en œuvre», a-t-il précisé.

À cet effet, M. Hadef a souligné «l’impératif et l’importance d’associer et d’impliquer les acteurs locaux dans la conception de ce modèle qui donnera plus de consistance aux aspects opérationnels». «Par souci de cohérence et d’équilibre, ce modèle fera appel à un ensemble d’outils tels que les schémas d’aménagement des territoires, la loi régissant la gouvernance et la gestion des collectivités locales, le code des impôts dans sa partie fiscalité locale. Il se basera sur un vrai concept de démocratie participative. Les acteurs locaux (Elus, administrateurs, opérateurs économiques etc.) deviendront les principaux acteurs pour la gestion des affaires économiques. La création de ce que j’appelle «Conseil local pour l’économie (CLE) serait fortement indiquée. Un conseil qui aura à piloter l’ensemble des actions du développement local et dont les missions seront plus opérationnelles qu’administratives», a-t-il détaillé, tout en ajoutant que «c’est à cet organe que revient la définition des priorités économique des régions. Aussi, c’est au CLE de mettre en place un plan de communication pour promouvoir l’attractivité de sa région et la valorisation des potentialités locales (attirer plus d’investisseurs et de capitaux)».

Par ailleurs, M. Hadef a estimé que l’amélioration du climat des affaires devient par conséquent une des principales préoccupations du CLE.  Il doit agir continuellement pour le déverrouillage des contraintes administratives et bureaucratiques, veiller sur la modernisation de l’administration locale pour qu’elle devienne facteur encouragent et non un élément bloquant, travailler sur la densification du tissu économique à travers la simplification des procédures de création d’entreprises (TPE et PME) et aussi et surtout veiller à l’instauration d’une parfaite transparence dans l’accès aux divers marchés et commandes. Evoquant le foncier industriel,  l’économiste a appelé à la simplification de procédures d’accès au maximum.  Sur ce point, il plaidé pour la création et la gestion des zones industrielles dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) et le recours à des zones industrielles clés en main, qui peut être considéré comme  une solution à un ensemble de contraintes relatives à la réalisation des bâtiments industriels (Permis de construire, les amenées des différents réseaux, les diverses autorisations qui conditionnent l’entrée en productions des investissements etc.).

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