Cahier de charges régissant l’activité

7 000 gérants d’auto-écoles le rejettent

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Le nouveau cahier de charges fixant les nouvelles conditions de l’exercice de l’activité d’auto-écoles ne fait pas l’unanimité chez les gérants de ces écoles. En effet, pas moins de 7 000 d’entre eux le rejette. Néanmoins, c’est ce que le président de la Fédération nationale des auto-écoles, en l’occurrence Zinedine Aoudia, a affirmé hier dans une déclaration à la presse.

Il a précisé que les nouvelles conditions imposées par le ministère des Transports ne les convient pas. Au contraire, indique-t-il, il va freiner l’activité et engendrer la disparition de plusieurs auto-écoles.

Les gérants des auto-écoles contestent d’abord le fait que le ministère des Transports n’ait pas accompagné ces mesures par un changement des tarifications. Car pour la majorité, augmenter les heures de formation s’accompagne d’une augmentation des tarifs.

«Je précise que lors des réunions que nous avons tenues avec les responsables du secteur, en 2015, ensuite en 2016 et enfin en 2017, nous avons demandé à unifier les tarifs afin de mettre sur un même pied d’égalité toutes les auto-écoles en la matière et d’éviter des augmentations anarchiques. Nous avons ensuite suggéré l’application d’un tarif unifié, lequel sera fixé à travers tout le territoire national pour l’obtention du permis de conduire. Ce tarif unifié permettra de mettre un terme à la concurrence déloyale et surtout à élever le niveau de la formation», a-t-il rappelé.

L’autre préoccupation de la corporation, ajoute M. Aoudia, est celle de revoir les modalités d’obtention du certificat de la qualification professionnelle, pour les catégories C, D et E. Une mesure que «nous refusons catégoriquement, car pour la Fédération, un gérant, qui a plus de dix ans d’expérience, n’a pas besoin de cette justification donc nous demandons l’annulation de la formation pour les gérants des auto-écoles cumulant cinq ans d’expérience. Autre souci, celui du local. Le ministère exige une superficie que nous rejetons. Mais aussi le véhicule doit

être moins de cinq ans, alors que tous les véhicules des auto-écoles sont soumis au contrôle technique chaque six mois. Donc je ne vois pas l’utilité d’exiger un véhicule neuf».

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LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances