Commémoration du 24 février

Un anniversaire sous haute tension

Par:  Réda Hadi

La date de la nationalisation des hydrocarbures coïncide aussi celle de la création de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens).

La nationalisation des hydrocarbures en 1971 aura marqué à tout jamais l’esprit des Algériens.

Pourtant avant les hydrocarbures, l’Algérie avait marqué de son empreinte nationale, les richesses de son sol. Et de là, la nationalisation des mines, qui avec le recul, n’a pas eu un impact aussi fort que celui des hydrocarbures.

L’impact du 24 février reste très prenant dans la mémoire collective du pays. Signe de richesses et d’abondance, cette date reste une référence dans la distribution des richesses.

Ce jour-là, le 24 février 1971, Houari Boumediène annonce la nationalisation des hydrocarbures. À compter de cette date, l’ensemble des gisements naturels de gaz et de pétrole, tout comme les oléoducs et les gazoducs, sont nationalisés.

Cette nationalisation au-delà même du sentiment de fierté qu’elle inspire reste une source de revenus qui a fortement consacré les Algériens dans leur légitimité d’entrepreneuriat de croissance économique.

Le secteur des hydrocarbures a toujours présenté un caractère fortement contrasté. Cela est dû au fait qu’il est souvent à l’origine des crises économiques internes mais en offre également les voies de sortie. De plus, le regard qui y est porté est souvent biaisé par les intérêts immédiats ou de long terme des différents acteurs internes et externes concernés. C’est pour ces raisons que ce secteur, qui pèse fortement sur l’ensemble de l’économie et de la société algérienne, renvoie une image complexe et changeante dont beaucoup d’analystes ont du mal à identifier les éléments structurants.

A force, les Algériens en sont venus à ne compter que sur le pétrole, puisque c’est de lui qu’il s’agit. Cette influence directe du secteur des hydrocarbures sur les politiques publiques s’explique parce qu’il contribue au tiers du PIB national, à plus des deux tiers des recettes budgétaires et à la quasi-totalité des recettes en devises (97%).

Cette nationalisation a indéniablement contribué à l’évolution sociétale des Algériens, qui par ricochet, ont vu leur pouvoir d’achat augmenter.

Une richesse qui a contribué fortement à l’élaboration de programmes pour sortir du sous- développement.

Aujourd’hui, le message de nationalisation garde tout son sens pour nos jeunes générations qui auront à affronter de nouveaux défis, encore plus grands. Il s’agira d’assurer la sécurité énergétique de notre pays, car après près de 60 ans de production, nos réserves vont entrer en déclin et il faut les renouveler et trouver des ressources de substitution. Il faudrait également faire face aux avancées des technologies énergétiques et aux effets des changements climatiques qui nous imposent de se préparer pour l’exploitation et l’usage des énergies vertes et renouvelables (solaire, éolien…)

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