Mise en service de la raffinerie de Sidi Rezine (Baraki Alger)

L’Algérie n’importera plus de l’essence et exportera les excédents

Par:  Slimane Naila

Après la mise en gaz mercredi dernier de l’usine de traitement gazier du projet du Touat situé dans la wilaya d’Adrar, ce jeudi c’était au tour de la raffinerie de Sidi Rezine d’être réceptionnée officiellement par le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Amégement du territoire, Noureddine Bedoui, qui a donné le coup d’envoi de cette nouvelle infrastructure industrielle en présence du ministre de l’Industrie, M. Guitouni, du PDG du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh et du wali délégué de la circonscription administrative de Baraki.

Le coût d’investissement de cette nouvelle infrastructure est évalué à 1, 5 milliard de dollars, et permettra d’augmenter la capacité de production de carburant de 3, 6 millions de tonnes à 5,4 millions de tonnes, a précisé sur place le vice-président de l’activité commerciale du groupe Sonatrach, Ahmed Mazighi. En effet et selon les explications données par ce responsable, la réhabilitation de la raffinerie de Sidi Rezine s’inscrit dans le plan de réhabilitation des raffineries du Nord du pays dont Sonatrach avait lancé un vaste programme de développement en 2008. Ce programme est scindé en deux axes, la rehabilitation des vieilles raffineries afin d’augmenter les capacités installées, ainsi que la réalisation d’autres, dans le but d’augmenter les capacités de production et de traitement des produits dérivés pour répondre aux besoins nationaux d’une part, et d’en exporter les excédents, d’autre part. Le plan de réhabilitation, qui concerne les raffineries du Nord du pays (Alger, Arzew, et Skikda), vise à fiabiliser la capacité existante d’augmenter la capacité de traitement primaire de plus de 3,8 millions de tonnes par an entre 2012 et 2019. Il vise aussi à accroître la part relative de la production de carburants (essence et gasoil) par rapport aux produits primaires (naphta et fuel) et à adapter l’outil de production aux normes de consommation européenne (Eurov) aux normes de sécurité industrielles et aux normes environnementales, a expliqué M. Mazighi. Il faut savoir que dans un premier temps, le groupe français Technipe avait remporté en décembre 2010, le contrat de la réhabilitation de la raffinerie de Sidi Rezine, d’une durée de 38 mois et d’un coût de 963 milliards de dollars hors taxes. Ce contrat, a-t-il révélé, prévoyait que le groupe français réhabilite en partie l’installation pour augmenter de 35% sa capacité de production et lui permettre, par la même occasion, de produire les carburants qui soient conformes aux normes internationales. Le groupe Sonatrach s’est vu malheureusement dans l’obligation de résilier de façon unilatérale le contrat qui le liait à ce groupe français Technip en raison du non-respect de ses engagements notamment

Sonatrach a attribué par la suite ce projet au groupe China Petrolium Engineering and Construction (CPECC) en 2016, le contrat a été estimé à 45 milliards de dollars. Il faut savoir que cette raffinerie va permettre de résorber le déficit en essence et de l’augmenter à 1,4

million de tonnes à compter du deuxième semestre 2019. «L’Algérie n’importera plus de l’essence à compter du deuxième semestre 2019», a indiqué M. Mazighi, qui souligne qu’à cette échéance, l’outil de production sera adapté aux normes de consommation européennes (Eurov) et aux normes de securite industrielle et environnementale. Pour le PDG de Sonatrach Ould Kaddour, cette raffinerie constitue un acquis énorme pour notre pays dans la mesure où il pourrait passer de statut de pays importateur à celui d’exportateur, et ce, à compter de 2021. Concernant l’ouverture des plis de la raffinerie de Hassi Messaoud, le PDG de Sonatrach a indiqué que cela se fera dans un avenir très proche.

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