Le Gulf Food Dubaï

Le premier pas pour conquérir l’Orient et l’Asie

Par:  Réda Hadi

Ne dit-on pas à quelque chose, malheur est bon ? La crise économique mondiale, associée à la chute des prix du pétrole, a fait perdre conscience de sortir de la somnolence dans laquelle baignaient les activités économiques algériennes. Les pouvoirs publics ont, de ce fait, pris la mesure de la nécessité de sortir de l’ornière des recettes des hydrocarbures et de se déployer à l’international. Une nouvelle politique économique a donc été mise en place pour cette diversification et aucun secteur n’a été oublié. L’Algérie a renforcé sa place dans les différentes foires et salons, dédiés à cet effet, et entrepris une nouvelle démarche marketing à même de promouvoir ses produits. S’en est suivie une nouvelle approche qui commence à porter ses fruits.

Dans le cadre de la concrétisation de la nouvelle dynamique adoptée par le gouvernement visant à promouvoir les exportations hors hydrocarbures , notamment à travers la participation active de l’Algérie aux différentes manifestations organisées à l’étranger, le ministre du Commerce, Saïd Djellab, participe, à la tête d’une importante délégation des chefs d’entreprises économiques algériennes, au salon international de l’agroalimentaire «Gulf Food Dubaï». Ce dernier est organisé par le World Trade Center à Dubaï (Émirats arabes unis) du 17 au 21 février en cours avec la participation de plus 120 pays. La délégation algérienne composée de 34 opérateurs économiques aura à exposer les différents produits agroalimentaires.

Selon de sources du ministère du Commerce, cette manifestation sera une opportunité pour que les produits algériens puissent accéder aux différents marchés internationaux, notamment les marchés asiatiques. Elle sera également une opportunité pour faire valoir le potentiel de l’économie nationale et la diversité des produits algériens dans le domaine de l’industrie agroalimentaire.

Il convient de signaler que M. Djellab se réunira avec le ministre de l’Économie des Émirats arabes unis pour fixer les opportunités de partenariat et développer les échanges commerciaux à fin de créer d’autres possibilités pour l’exportation. La délégation algérienne rencontrera également le secrétaire général du Groupe des investisseurs émiratis et le président de la Chambre de commerce et d’industrie pour la signature des contrats d’exportation entre les deux côtés.

Pour les pouvoirs publics, toute opportunité de ce genre est bonne à être exploitée. Longtemps oubliée sur la scène économique mondiale, l’Algérie entreprend donc de rattraper le retard et veut se donner les moyens pour y parvenir.

Pour beaucoup d‘observateurs, cette entreprise est réalisable de par les potentialités et les moyens dont dispose l’Algérie. Si nous n’en sommes qu’au tout début du chemin, certains succès sont à relever, même si des couacs ont été signalés ici et là. Les économistes ont qualifié ces couacs d’erreur dus à la jeunesse de la démarche. L’Algérie ayant été trop longtemps habituée à importer.

Reste que l’acte d’entreprendre reçoit le soutien affiché des pouvoirs publics qui ne lésinent sur aucune loi ni moyens pour rendre nos producteurs performants.

Lors d’une conférence de presse animée en marge de la rencontre nationale sous le thème «Réussir l’exportation pour diversifier les ressources, le ministre du Commerce, Saïd Djellab» a affirmé que l’année 2019 sera aussi l’année de la promotion des exportations hors hydrocarbures.

Pour M. Djellab, l’année 2019 sera aussi l’année de l’export qui sera le point central de tous les débats économiques. «Nous voulons inverser les réflexions tournées vers le marché local et l’importation, nous voulons que les débats soient axés sur l’export», a-t-il précisé.

Il a indiqué que «pour la participation de l’Algérie aux foires et expositions internationales, nous avons installé un comité interministériel qui est placé sous la tutelle du ministère du Commerce», précisant que les destinations sont choisies en fonction des pays vers lesquels l’Algérie a l’habitude d’exporter, notamment l’exportation des nouveaux produits, le potentiel du pays importateur et les pays vers lesquels l’Algérie n’a pas encore exporté.

Le ministre a confirmé que «le nombre d’entreprises algériennes qui ont participé aux différentes foires organisées à l’étranger est passé en 2017 de 374 entreprises à 839 entreprises en 2018 », ajoutant que «sur les 7 déplacements à l’étranger pour promouvoir le produit algérien, plus de 50 contrats on été signés par les opérateurs et d’autres contrats sont en négociation avec les Mauritaniens avec lesquels on a déjà signé 25 contrats. Douze contrats ont été signés avec le Gabon, neuf avec les Etats-Unis, quatre en Belgique et cinq en Égypte».

Les beaux jours sont-ils à venir ? Apparemment tout porte à le croire.

 

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