Walid Bellagha (Utica-Tunisie)

«Il faut multiplier les initiatives entre les deux pays frères»

Par:  Chahinez Djahnine
  1. En vue d’asseoir une stratégie de partenariat algéro-tunisienne dans le domaine de la formation professionnelle et le coaching professionnel, et mettre en œuvre un programme de formation, M. Walid Bellagha, membre du conseil national de l’Union tunisienne de l’industrie , du commerce et de l’artisanat (Utica), a accueilli récemment une importante délégation tunisienne qui a sillonné récemment des villes algériennes dans le cadre d’une série de visites de prospection pour sensibiliser les investisseurs et les opérateurs économiques nationaux afin de bénéficier de l’expérience tunisienne dans le domaine de la formation, notamment la formation des ressources humaines. Notant que M. Wallid Bellagha a bien voulu répondre à nos questions.

Le Chiffre d’Affaires : qu’est ce que vous envisagez pour développer le partenariat dans le domaine de la formation ?

  1. Walid Bellagha : en fait, il est primordial de valoriser le partenariat stratégique entre les deux pays dans le domaine de la formation initiale, le coaching professionnel, et la formation continue pour les travailleurs, puisque le développement des ressources humaines est une valeur ajoutée pour l’économie des deux pays frères. Le marché algérien est un marché vierge en termes de formation professionnelle et nous, en étant un pays frère et frontalier, nous sommes bien positionnés pour proposer nos services dans le domaine du coaching professionnel dans certains créneaux tells que le tourisme, la formation des métiers de l’audiovisuel, et des métiers des NTIC, ainsi que dans le domaine des prestations de service liées au domaine sanitaire. Effectivement, nous avons un savoir dans ce sens, durant les dernières années, on a pu développer en Tunisie le tourisme du bien-être et de santé, grâce aux compétences humaines locales.

Est-ce que l’Algérie pourra éventuellement bénéficier de l’expérience tunisienne dans le domaine touristique ?

En effet, nous voulons transférer et partager notre expérience en matière de tourisme avec les operateurs algériens notamment les investisseurs dans le parc hôtelier. Selon les explications de certains opérateurs algériens, il y a suffisamment de personnel formé selon les standards internationaux. Notre délégation, qui a effectué une visite de prospection en Algérie, a rassemblé un nombre important de responsables d’Instituts de formation, qui sont prêts à partager leur savoir dans le cadre d’un partenariat sérieux. Ce qui m’a interpelé lors de ma visite dans quelques villes mythiques algériennes, c’est la nécessité de développer le tourisme culturel. En effet, les autorités algériennes doivent créer de l’attractivité autour des monuments historiques dont dispose l’Algérie pour attirer les touristes étrangers, afin de

visiter ces sites exceptionnels et découvrir une histoire millénaire. En plus, le tourisme culturel représente une vraie source de revenus pour les pays européens.

Dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, quels sont les autres modes de tourisme à développer en Algérie ?

Certainement, le tourisme de masse pourra se développer progressivement et la volonté politique en Algérie est concrètement ressentie pour booster ce créneau avec les projets pour l’année en cours. L’Algérie pourra aussi développer le tourisme des congrès et le tourisme du bien -être et de santé. Dans ce sens, les Tunisiens seront très contents de partager leur savoir dans ces domaines avec les opérateurs privés algériens pour créer de la valeur ajoutée pour les deux pays.

Concernant le marché africain des prestations de services et celui de certains pays voisins, est-ce que c’est facile de décrocher ces marchés ?

Les opérateurs économiques algériens et tunisiens doivent travailler ensemble dans un cadre structurant pour décrocher les marchés africains dans le domaine des prestations de services ? Effectivement, il y a actuellement une problématique énorme où la majorité des marchés de prestations de services en Afrique sont décrochés par des Européens dans le cadre de la sous- traitance. Je pense que les compétences existent chez nous pour acquérir ce marché «énorme». .

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