Algérie-Pays Bas

Signature prochaine d'une convention de coopération pour la gestion des déchets

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Une convention de coopération est en passe d'être signée entre le ministère de l'Environnement et des Energies renouvelables et l'ambassade des Pays-Bas en Algérie, dans le domaine de la de gestion des déchets, a indiqué, dimanche à Alger, la ministre du département en question, Fatma-Zohra Zerouati.

S'étant exprimée à l'ouverture d'un séminaire portant sur la gestion des déchets, la ministre a déclaré : «cette rencontre entre dans le cadre de la convention de coopération qui sera prochainement signée entre le ministère de l'Environnement et des Energies renouvelables et l'ambassade des Pays-Bas et qui portera sur un axe d'une grande importance qui concernera la gestion des déchets».

Elle a également ajouté que la convention dont le contenu se concrétise à travers l'AND, organisme œuvrant sous la tutelle, portera sur différents domaines d'échanges et de concertations autour de cet axe, et ce, dans l'objectif de définir les moyens de coopération et la connaissance des indicateurs lui étant liés, «dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant», essentiellement basé sur l'échange d'expériences.

Mme Zerouati a également rappelé lors de cette rencontre co-organisée avec l'Agence nationale des déchets (AND) et l'ambassade des Pays-Bas, la politique adoptée par son département ministériel ayant visé notamment à instaurer la stratégie nationale de la gestion intégrée des déchets à l’horizon 2035 (SNGID).

Selon elle, le secteur de l'environnement a connu en Algérie une importante évolution, durant les dernières années, en raison des différents programmes d'investissement, initiés par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans l'objectif d'améliorer le cadre de vie des citoyens, protéger l'environnement et les ressources naturelles.

Dans ce sens, elle est revenue sur l'enveloppe financière engagée par les pouvoirs publics depuis 15 ans pour différents programmes de protection de l'environnement s'élevant à deux milliards de dollars à travers 1 200 projets.

Elle a évoqué, de même, la suppression de 3 000 décharges sauvages au niveau national pour prendre en charge près de 13 millions de tonnes de déchets ménagers par an, dont plus de 7 millions de tonnes de déchets recyclables, «ce qui représente un important réservoir pour l'investissement et la création de richesse».

En outre, a-t-elle continué, le volume des déchets spéciaux stockés jusqu'en 2017 est évaluée à 3,2 millions de tonnes, alors que près de 330 000 tonnes sont annuellement produites et sont passibles de valorisation, notamment les huiles, les batteries et les déchets des équipements électriques et électroniques.

Comme a également été prise en charge la problématique des Lixiviats au niveau des Centre d'enfouissement techniques (CET) et ce, en puisant environ 7 milliards de dinars du Fonds national pour l'environnement et littoral (FNEL) pour munir 33 CET de centrales de traitement de ces déchets liquides à travers 33 wilayas du pays, a encore dit la ministre.

Et d'ajouter : «le marché des déchets valorisables est évalué à plus de 40 milliards de dinars annuellement», rappelant que le tri sélectif des déchets ménagers est essentiel et indispensable.

Elle a rappelé dans ce sens, le nouveau protocole d'accord signé le 29 janvier dernier entre le ministère de l'Environnement et des Energies renouvelables et le ministère de l'Education nationale, dans le but de relancer et de généraliser les domaines de l'éducation environnementale et du développement durable en milieu scolaire.

La ministre de l'Environnement a également rappelé le programme d’appui à la gestion intégrée des déchets en coopération avec la Belgique, mis en œuvre dans les wilayas de Mascara, Mostaganem et Sidi Bel-Abbès à travers notamment la création de 3 unités de valorisation des déchets organiques et fertilisation devant être livrés en fin de l'année en cours.

L’objectif de ce projet - un don belge de 11 millions d’euros et un financement algérien de 1 milliard de dinars-, confié à l’Agence nationale des déchets, est de réduire les pertes économiques et l'impact des déchets, pour une meilleure gestion intégrée des déchets ménagers et spéciaux, ont indiqué les organisateurs de la rencontre.

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Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances