Rapport de la BM pour 2019

L’économie algérienne devrait décélérer à 2,3%

Par:  Slimane Naila / LCA

Le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a annoncé lundi qu’il démissionnait de l’institution de développement à compter du 1er février, avant la fin de son second mandat, dans un communiqué. M. Kim, qui a présidé la Banque mondiale pendant 6 ans, a indiqué qu’il va rejoindre une société et se focaliser sur les investissements dans les infrastructures dans les pays en redéveloppement.

Ceci étant, la Banque mondiale dans son rapport sur les perspectives de l’économie en 2019, l’institution est plutôt pessimiste. L’économie algérienne devrait décélérer à 2,3% du fait de la diminution progressive des dépenses publiques qui avaient connu une augmentation considérable l’année dernière. En 2018, la BM avait indiqué que la croissance de l’économie algérienne a atteint 2,5 %contre 1,4% en 2017 et ce, grâce aux dépenses publiques.

En Algérie, on estime, écrit le rapport de la BM, que les dépenses publiques ont contribué à accélérer la croissance de l’économie algérienne qui a atteint 2,5% l’année écoulée. La BM prévoit une autre baisse de la croissance de l’économie à 1,8% en 2020 et en 2021. L’institution s’attendait aux mêmes prévisions de croissance de l’économie en octobre dernier. Pour cette dernière, les facteurs géopolitiques, combinés à l’incertitude des volumes de production attendus des pays exportateurs de pétrole, pourraient provoquer l’instabilité des prix du pétrole.

Pour la BM, des prix plus bas assombriraient davantage les perspectives de la région, particulièrement les pays exportateurs de pétrole alors qu’ils pourraient avoir un effet bénéfique sur les pays importateurs.

Le durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale pourrait affecter les pays importateurs et exportateurs de la région. Un rapport très pessimiste sur les perspectives de développement qui semble être à ne pas se tromper avec les prédictions des responsables économiques algériens qui, eux, ont décidé de miser sur les exportations hors hydrocarbures et faire de l’année de 2019 le point de départ de cette nouvelle orientation.

Ainsi, l’Algérie qui est une puissance militaire et diplomatique en Afrique semble être devenue un acteur économique important. C’est ce que pensent et soutiennent de nombreux médias d’Afrique centrale.

Le gouvernement prévoit une croissance économique en progression de 2,6% du PIB pour l’exercice 2019, a indiqué le ministre des Finances, Abderrahmane Raouia, dont les propos ont été repris par le Financial Afrik , qui prévoit une croissance hors hydrocarbures de 3,2%

Alger semble déterminée à faire du continent africain une orientation stratégique d’exportation, et prévoit de lancer des négociations avec la communauté économique des pays de l’Afrique de l’Ouest, Cédéao, pour signer un accord commercial préférentiel entre les deux parties, ce qui facilitera l’accès des produits algériens à cette zone qui compte 300 millions de consommateurs.

Alger cible également le marché des pays de l’Afrique centrale et australe. La machine semble avoir été lancée en 2018, et l’Algérie, durant cette année, a participé à 25 salons et manifestations économiques, notamment à Washington, Bruxelles , soldées par la signature d’importants contrats d’exportation.

 

Lu 175 fois