Initiative OuestMed pour l'économie bleue

Adoption d’une feuille de route à Alger

Par:  Zahir R.

La réunion ministérielle pour le développement durable et de l’économie bleue tenue hier à Alger a été soldée par l’adoption d’une feuille de route par les dix pays de la Rive Méditerranéenne. Après un débat riche, les représentants de l’Algérie, la France, l’Italie, la Libye, Malte, du Maroc, de la Mauritanie, du Portugal, de l’Espagne et de la Tunisie, en présence du représentant de la Commission européenne et du secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), ont identifié les six axes prioritaires d’actions communes des pays participants, à savoir : les pôles d’activité maritimes ; la biodiversité et la conservation et restauration de l’habitat marin ; la consommation et la production durables ; le développement de la pêche et de l’aquaculture durables et des communautés côtières ; le développement et la mobilité des compétences ; la sécurité maritime et la lutte contre la pollution marine.

Dans la déclaration finale de cette réunion OuestMed, coprésidée conjointement par l’Algérie et la France, les participants s’engagent, en effet, à mener une prospection active sur les potentialités offertes dans la région de la Méditerranée occidentale, pour le développement d’une économie bleue durable, génératrice de croissance, créatrice d’emplois et favorisant un meilleur cadre de vie pour les populations méditerranéennes, tout en préservant les services rendus par l’écosystème méditerranéen.

Ainsi, poursuivre et intensifier les efforts de coopération pour la concrétisation et la réussite de l'Initiative OuestMed, en partenariat avec la commission européenne et le secrétariat de l’UpM dans l’objectif de la réalisation des projets identifiés au titre de l’initiative OuestMed, en s’assurant de leur valeur ajoutée et de leur impact ; assurer la mise en œuvre des actions prioritaires communes de la feuille de route, et identifier des projets concrets et réalisables en adéquation avec les actions prioritaires arrêtées par la feuille de route et fédérer les moyens humains et matériels nécessaires à la réalisation des actions définies et des projets identifiés.

Tout en remerciant l’Algérie pour l’accueil et la qualité de l’organisation de cette deuxième réunion ministérielle, les participants invitent l’Union européenne à envisager un soutien approprié et spécifique au niveau du sous-bassin maritime à l'Initiative OuestMed pour le développement durable de l'économie bleue en Méditerranée occidentale, au travers des futurs programmes de coopération territoriale européens pour la période 2021-2027.

Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazgui, a rappelé dans son allocution que l’économie bleue comprend un éventail d’activités directes et indirectes qui vont de la pêche à l’exploitation minière sous-marine en passant par l’aquaculture, le tourisme, les transports, la construction navale, l’énergie et la bio-prospection. Elle joue un rôle crucial dans la sécurité alimentaire, l’accès à l’eau et son assainissement, la réduction de la pauvreté, l’amélioration du bien-être humain, la protection des ressources ou encore la création d’emplois.

«Cette économie constitue donc une nouvelle opportunité de développement économique et industriel aux pays de la région. L'enjeu pour nous est d'en exploiter les ressources de manière durable et responsable qui favorise la croissance économique de nos pays ainsi que la prospérité et la stabilité dans la région méditerranéenne», a-t-il dit.

Dans ce cadre, M. Bouazgui a fait savoir que l’Algérie accorde une priorité au traitement de la question de l’économie bleue, mettant en œuvre un ambitieux programme de Son Excellence le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, qui concerne l’ensemble des secteurs d’activité et mobilise d’importants moyens pour sa réalisation.

C’est ainsi que de grands projets structurants ont été réalisés et qui ont concerné l’ensemble des secteurs d’activité, dont les ports, les transports, la construction navale, la sécurité maritime, l’énergie, le tourisme, les télécommunications et bien sûr la pêche et l’aquaculture.

La protection et la mise en valeur de façon durable du milieu marin, des zones côtières et leurs ressources, sont également au centre de nos préoccupations.

A cet égard, le ministre a cité à titre d’exemple, la réalisation de 37 stations de traitement des eaux usées et plus de 21 000 km de canalisations pour raccorder la population côtière au réseau d’assainissement et éviter à ces eaux de se retrouver dans la mer et mettre en péril ses écosystèmes et ses services.

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