Selon Samira Djaider, DG de l'Ansej

Nouvel échéancier pour le remboursement des dettes

Par:  Chahinez Djahnine

En répondant aux questions de la journaliste Souhila El Hachemi, hier, à travers les ondes de la chaîne de la Radio algérienne, la directrice générale de l’Agence nationale de soutien et d’emploi des jeunes, Mme Samira Djaider, a déclaré que : «les jeunes promoteurs de micro-entreprises dans le dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) bénéficient d’un nouvel échéancier pour le remboursement de leurs dettes auprès des banques, écartant tout effacement de ces dettes» .

En effet, aujourd’hui il y a un réel accompagnement des entreprises qui sont en difficulté, et en 2017, l’Ansej a signé une convention avec cinq banques étatiques pour accompagner les jeunes entrepreneures qui ont des difficultés, ce qui a permis, selon la DG, aux 160 entreprises de bénéficier d’effacement de retard, et de la pérennité de ces petites et moyennes entreprises. La DG de l’Ansej a assuré que : «Ceux qui n’ont pas pu apurer les dettes contractées auprès des banques peuvent bénéficier d’un échéancier de remboursement afin de pouvoir pérenniser leurs activités». Par la même occasion, elle a souligné que des jeunes promoteurs en butte à des difficultés de remboursement «avaient bénéficié d’un effacement des pénalités de retard et des intérêts cumulés», relevant que cette décision «avait permis à 160 000 promoteurs de rembourser leurs dettes auprès des banques».

La responsable a fait savoir que 21 000 promoteurs ont fait appel au Fonds de garantie pour surmonter les difficultés de remboursement. Elle indique aussi que le taux de 10%, des entreprises créées dans le cadre du fonds de garantie, ne représente pas le taux de mortalité des entreprises créées dans le cadre de l’Ansej. Concernant la pérennité de la micro- entreprise, 8 600 entreprises créées dans le cadre ce dispositif exercent pleinement leurs activités en bénéficiant de l’accompagnement dans l’octroi des projets publics. Sur un autre registre, la directrice générale de l'Ansej a évoqué des financements qui n'ont pas eu les résultats escomptés dans certains secteurs, plaidant pour «un meilleur ciblage des activités porteuses et créatrices d'emplois».

Elle a souligné, dans ce sens, que des micro-entreprises avaient été financées et lancées dans certains secteurs, mais se sont avérées inadaptées, créant même une saturation de l'activité comme c'était le cas dans les transports de voyageurs dans les milieux ruraux et urbains.

Lu 104 fois