Pétrole

Le prix du panier de l'Opep à moins de 71 dollars

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Le prix du panier de référence du brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s'est établi à 70,88 dollars le baril mardi, contre 71,45 dollars la veille, a indiqué, hier, l'Organisation pétrolière sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence des pétroles bruts de l'Opep comprend le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola),Djeno (Congo), Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée

Equatoriale), Rabi light (Gabon), l'Iran Heavy (Iran), Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Qatar Marin(Qatar), Arab Light (Arabie Saoudite), Murban (UAE) et le Mery (Venezuela).

Les cours du pétrole reculaient mardi en cours d'échanges européens dans un marché sans direction forte après des baisses marquées et alors que les conséquences des sanctions américaines contre l'Iran restent à établir. Dans l'après midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 72,80 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 37 cents par rapport à la clôture de lundi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour le contrat de décembre cédait 6 cents à 63,04 dollars une heure après son ouverture.

Depuis début octobre, les prix du brut ont flanché suite aux sanctions américaines décidés contre l'Iran. Les Etats-Unis ont autorisé huit pays, parmi lesquels la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et l'Italie, à continuer d'acheter temporairement du pétrole iranien malgré les sanctions rétablies lundi. Les autres pays qui bénéficient d'une dérogation de six mois sont la Grèce, la Turquie et Taïwan.

Selon certains analystes, «les sanctions vont doper les prix dans les semaines à venir» avec un équilibre précaire entre l'offre et la demande au quatrième trimestre. La production continue de dépasser les attentes aussi bien dans les pays du Moyen-Orient de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qu'aux Etats-Unis, en Russie et en Libye», ont souligné des analystes de la banque américaine Morgan Stanley. L'Arabie Saoudite augmente sa production pour compenser les sanctions sur Téhéran, mais si l'Iran continue de produire autant, l'offre pourrait augmenter, estiment les analystes. Mais d'autres analystes préféraient rester prudents face à l'incertitude qui entoure ces sanctions, en jugeant qu'il devrait y avoir «juste assez» de pétrole sur le marché pour répondre à la demande cet hiver.

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LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances