Accord de paix au Mali

Ouyahia affirme que le processus «avance bien»

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Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a affirmé, vendredi soir à Bamako, que le processus de mise en œuvre de l'Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d'Alger, «avance bien» et que l'Algérie «continue à le soutenir».

«Quand on se retrouve entre Algériens et Maliens, nous avons au moins deux grandes questions à discuter : celles de la progression de l'Accord de paix dans le nord du Mali, qui est un sujet très important pour nous et qui avance bien, et la coopération bilatérale», a déclaré M. Ouyahia à la presse à l'issue d'un entretien avec son homologue malien, Soumeylou Boubèye Maïga.

Pour ce qui est de l'Accord de paix au Mali, le Premier ministre a indiqué que «le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour lequel le Mali occupe une place très particulière dans le cœur, est un militant farouche de la préservation de l'unité, de l'intégrité et de la souveraineté du Mali».«J'ai été très heureux de recueillir des nouvelles d'un processus qui avance bien et que nous continuerons à soutenir», a-t-il affirmé.

L'Accord de paix et de réconciliation au Mali signé, dans une première étape en mai 2015 et dans une deuxième phase en juin de la même année, par toutes les parties maliennes à Bamako, avait été conclu après cinq rounds de dialogue, engagés en juillet 2014 sous la conduite d'une médiation internationale, dont l'Algérie est chef de file.Concernant le deuxième volet des discussions, M. Ouyahia a indiqué que «la coopération bilatérale, dans son esprit, se porte très bien, mais, dans sa substance, doit faire plus».

«Il y a des créneaux sur lesquels nous sommes en bonne situation, comme dans le domaine de la formation d'étudiants maliens par l'Algérie, qui, annuellement, octroie plus de 200 bourses», a-t-il rappelé.Sur le plan économique, il a estimé que les deux pays «ont beaucoup de choses à faire ensemble pour avancer».

«Nous avons arrêté ensemble les grandes lignes d´un échéancier de travail qui nous permettra de mobiliser davantage nos capacités entre la fin de cette année qui sera marquée par l´organisation des élections législatives au Mali et l´année prochaine par des élections présidentielles en Algérie», a-t-il ajouté.«Nous devons nous organiser pour faire en sorte que la coopération algéro-malienne, dans sa substance, avance de plus en plus vers le niveau de l'excellence de nos relations politiques», a-t-il conclu.

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Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances