Djellab rencontrera les exportateurs le 2 juillet prochain

La réputation du label national en jeu…

Par:  Zahir R.

Afin de ne pas rééditer de nouveau le scénario du refoulement de marchandises algériennes exportées, le ministère du Commerce compte réunir les entreprises exportatrices le 2 juillet prochain. L’annonce a été faite ce mardi dernier par le premier responsable du secteur, Saïd Djellab depuis la wilaya de Sidi Bel-Abbès. Lors de ce regroupement, les participants tenteront de résoudre les problèmes liés aux opérations d’exportation, notamment en ce qui concerne le respect de la qualité de la production, emballage et chaîne de froid.

Des aspects que les exportateurs algériens ne maîtrisent pas parfaitement, du fait que ce métier d’export est nouveau pour nos entreprises. Depuis des années, rappelle-t-on, l’acte d’importation avait dominé le commerce extérieur.Dans ce cadre, M. Djellab a mis l’accent devant des responsables d’entreprises publiques et privées, sur la nécessité de se conformer aux standards internationaux pour retrouver les marchés internationaux. «La production nationale doit respecter les standards internationaux, un préalable indispensable à toute opération d’exportation», a-t-il déclaré.

Faisant allusion, sans nul doute, à la récente affaire de refoulement de marchandises algériennes à l’étranger, M. Djellab veut encourager et surtout inciter les entreprises exportatrices à faire preuve de plus de professionnalisme pour réussir leurs opérations de commerce extérieur.L’Algérie, qui veut renverser cette règle, s’attèle actuellement à l’élaboration d’une stratégie nationale visant à la promotion des exportations hors hydrocarbures.

Alors que son entrée en vigueur est prévue à partir de 2019, les initiateurs de cette nouvelle stratégie ont déjà identifié 8 secteurs susceptibles de booster nos exportations. Il s’agit de l’agroalimentaire, pharmaceutique, TIC, services du tourisme, industrie automobile, les produits agricoles, les matériaux de construction, le papier et l'électronique.

Par ailleurs, le ministre, qui a confirmé le refoulement de 18 tonnes des dattes algériennes du Canada, a précisé que «ce refoulement est dû, au non-respect des délais d’exportation, ce qui a poussé les autorités canadiennes à prendre les mesures nécessaires».Pour rappel, la révélation par le président d’Anexal, Ali Bey Nasri, de cette affaire de refoulement des pommes de terre, tomates et dattes exportées, par la Russie, la France, le Qatar et le Canada, a suscité une vive polémique et les réactions des autorités.Un responsable du ministère de l’Agriculture a affirmé dans une déclaration à la presse que 32 opérations d’exportation ont été suspendues par les services agricoles, faute du non-respect de normes exigées par les marchés internationaux.

Mardi, le directeur de la protection des végétaux et des contrôles techniques auprès du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et la Pêche, Khaled Moumen, a indiqué à l'APS que le refoulement de dattes et de pommes de terre exportées par l'Algérie vers le Canada et la Russie est dû au non-respect de la chaîne de froid par l'exportateur.

Précisant que les services du ministère de l’Agriculture n’ont toujours pas reçu de notification concernant ces marchandises refoulées, M. Moumen fait savoir que «selon les dernières investigations, il s’agit d’un exportateur privé qui n’a pas respecté la chaîne de froid en n'ayant pas utilisé le conteneur frigorifique. Ce qui a provoqué la multiplication de nombre d’insectes dans les dattes exportées».

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