Energies renouvelables

Les panneaux solaires interdits à l’importation

Par:  Zahir R

L’Algérie veut réaliser son programme national en énergies renouvelables par des capacités et moyens nationaux. Elle se dirige, en effet, résolument vers l’interdiction à l’importation de plusieurs intrants dans cette industrie qui émerge dans notre pays.Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a annoncé, hier à Alger, que les panneaux solaires photovoltaïques sont désormais interdits à l’importation.

«Nos importations en panneaux solaires depuis des pays européens et asiatiques ont été suspendues», a-t-il affirmé lors d’un point de presse tenu en marge des portes ouvertes sur l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH).

A travers cette mesure protectionniste, le ministère veut encourager les producteurs locaux, au nombre de six. «Nous avons recensé six investisseurs nationaux activant dans la production de ces panneaux solaires.

On va s’appuyer sur eux pour approvisionner le marché national et répondre à la demande qui va s’accroître dans les années à venir», a-t-il souligné.Le ministre a, en outre, relevé qu’un projet de 200 mégawatts d’électricité en énergies renouvelables a été lancé récemment.

La consistance du programme en énergies renouvelables à réaliser pour les besoins du marché national sur la période 2015-2030 est de 22 000 MW, dont plus de 4 500 MW seront réalisés d’ici 2020. La réalisation du programme permettra d’atteindre à l’horizon 2030 une part de renouvelables de près de 27% dans le bilan national de production d’électricité. Le volume de gaz naturel, épargné par les 22 000 MW en renouvelables, atteindra environ 300 milliards de mètres cubes, soit un volume équivalent à 8 fois la consommation nationale de l’année 2014.

S’agissant du GPL, M. Guitouni a fait savoir que cette énergie a connu un engouement sans précédent chez les automobilistes ces deux dernières, notamment suite à la révision à la hausse des prix des autres carburants. Les chiffres sont à l’appui. Depuis 2000 à ce jour, quelque 163 000 voitures roulent en GPL.

«Ce chiffre est appelé à augmenter. Nous prévoyions atteindre 500 000 voitures d’ici 2020», a-t-il soutenu.Par ailleurs, le ministre, en présentant devant les participants de ces portes ouvertes, le rôle de l'Autorité de régulation des hydrocarbures, a affirmé que l’Agence nationale de contrôle et de régulation des activités, dans le domaine des hydrocarbures, a été créée en application de l'article 12 de la loi 05-07 relative aux hydrocarbures.Indiquant que l'ARH est une Agence indépendante placée sous l'autorité du ministre de l'Energie et des Mines, M. Guitouni a souligné que ses principales missions s'énumèrent comme suit : «Régulation du marché national des produits pétroliers dont les prix sontadministrés, règlementation technique appliquée dans le domaine des hydrocarbures, règlementation relative à la tarification et au principe de libre accès des tiers aux infrastructures de transport par canalisation et de stockage moyennant un tarif non discriminatoire, règlementation en matière d'hygiène sécurité et environnement (HSE) et de gestion des risques majeurs, cahier des charges de la réalisation des infrastructures de transport par canalisation et de stockage, application des normes standard établies sur la base des meilleures pratiques internationales, examen des demandes d'attribution de concession de transport par canalisation et soumission des recommandations au ministère en charge des hydrocarbures ainsi que du contrôle de leur application, et gestion de la Caisse de péréquation et de compensation des tarifs de transport des hydrocarbures», a-t-il détaillé.

Lu 323 fois