Les commerçants rassurent les consommateurs

Baisse des prix jusqu’à 50% durant le Ramadhan

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 Les commerçants rassurent les consommateurs sur la disponibilité des produits alimentaires durant le mois de Ramadhan, mais aussi, sur la stabilité des prix. Ces derniers devraient baisser jusqu’à 50% dès le quatrième jour de ce mois sacré, a promis, le président de l’Association des commerçants et artisans (ANCA), en l’occurrence, Hadj Tahar Boulenouar.Par Zahir. R.Pour illustrer ses propos, le représentant des commerçants a évoqué, entre autres, l’abondance de la production, en particulier, celle des produits agricoles. Une baisse des prix, aussi qui s’explique par la diminution de la demande due aux stocks constitués par les ménages quelques jours avant le mois sacré.  D’après lui, ce sont les augmentations d’achats de produits alimentaires observées, comme chaque année, à la veille du mois de Ramadhan qui, par contrecoup, provoquent la hausse « temporaire»  de leurs coûts.  «Nous assistons, ces derniers jours, à une forte pression sur les commerces de détails. Les ménages achètent sans compter ! Cette situation  a engendré un déséquilibre entre l’offre et la demande, poussant les prix à la hausse», a expliqué M. Boulenouar dans une conversation téléphonique. Et d’ajouter : « Le manque de culture de la consommation chez l’Algérien est à l’origine du phénomène de la spéculation».Cette conjoncture ne va pas, perdurer, a-t-il ajouté et les prix de plusieurs produits agricoles, notamment, vont connaitre une baisse significative, a-t-il rassuré. «À titre d’exemple, le prix de la tomate qui frôle actuellement les 140 DA, baissera à moins de 100 DA, dès la semaine prochaine, du fait que les marchés de gros seront approvisionnés quotidiennement  par les agriculteurs», a-t-il souligné, tout en observant que «compte tenu du début des récoltes des produits agricoles de pleine saison il n’y aura aucune pénurie durant ce mois sacré et bien au-delà». M. Boulenouar a fait savoir que 10 millions de tonnes de fruits et légumes, et 80 000 tonnes de viandes rouges et blanches seront commercialisées durant ce mois sacré. «Malheureusement entre 15 à 20% de ces produits alimentaire achetés finissent dans des poubelles ! Un préjudice de 5 milliards de DA à notre économie», a-t-il regretté.  Questionné sur le dispositif mis en place par les autorités, à savoir, l’ouverture de 159 marchés «spécifiques» et la mise en place d’un système de contrôle des prix, notre interlocuteur dira que ce dernier participera à la «stabilité des prix» et à contrer toute «manœuvre spéculative».Il a, d’ailleurs, imputé la persistance du phénomène de spéculation, à l’absence de marchés de proximité. « Nous n’avons que 1700 marchés de gros et de détail à travers le territoire national. Un nombre insignifiant vu le nombre de notre population qui dépasse les 40 millions !», a-t-il déploré. Pour y remédier, le président de la l’ANCA a appelé les opérateurs économiques à s’impliquer pour la réalisation de ce genre de marchés, puisque cela est dans leur intérêt pour lutter contre le phénomène de l’informel qui porte préjudice à la sphère économique.Il est à rappeler que les services du Commerce et de l’Agriculture ont procédé à l’importation de 25 000 tonnes de viandes rouges et blanches pour répondre à la forte demande durant ce mois. Des points de vente seront ouverts dès le premier jour du Ramadhan pour les proposer aux consommateurs à des prix raisonnables, soit, moins de 1000 DA/kg pour la viande rouge et 300 DA/Kg pour le poulet.
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LCA

Le Quotidien Algérien de l’économie et des Finances